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Le peuple micmac parcourait les rivières et les forêts de la région bien avant l’arrivée des Blancs et ils ont facilité l’adaptation des premiers colons de plusieurs façons. La présence des marais salés le long des rives représentait un atout pour les nouveaux colonisateurs, puisque les grandes herbes salées, appelées foin des prés, faisaient un excellent fourrage pour les animaux.
En 1796, Jean Babineau et son fils Joseph du Village-des-Babineau (Turtle Creek) sur la rivière Petitcodiac vinrent explorer la région de Kagibougouette (Saint-Louis) pour s’y établir. Ils se choisirent des terres au nord de la rivière puis s’en retournèrent en décembre. Jean se noya dans la Petitcodiac. Au mois de mai 1797, Joseph Babineau et son épouse Anne-Marie Melanson, vinrent s’établir à Kagibougouette.
L’année suivante, en 1798, Joseph retourna à Petitcodiac pour chercher sa mère Anne Bastarache, son jeune frère Thaddée et ses deux sœurs. Il tenta en même temps de trouver de nouvelles recrues.
Cultivateur prospère, Joseph Babineau eut onze enfants. Il décéda en 1872, à l’âge de 99 ans, et il fut inhumé dans le cimetière, près de l’église actuelle.
Avec les années, bon nombre de familles vinrent s’établir à Kouchibougouet, nom d’origine du village et des patronymes comme Barriault, Henri, Poirier, Maillet, Richard, Thébeau, Vautour, Leblanc et Comeau eurent vite fait de se multiplier.
En 1798, le premier missionnaire à venir à Saint-Louis, fut l’abbé L. J. Desjardins, qui fit énormément plaisir aux colons puisque c’était la première fois qu’un prêtre missionnaire visitait cette région. En 1805, les habitants obtinrent la concession de leurs terres.
Dès 1800, ce sont les prêtres missionnaires résidant à Richibouctou-Village qui s’occupent de Saint-Louis. La première chapelle fut construite avant 1810. Devenue trop petite, la construction d’une autre chapelle débuta en 1828, sur le même site, la rive nord, près du pont actuel, sous la direction du père Hubert Tétreau.
À partir de 1855, pour une dizaine d’années, le village porta le nom de Palmerston, en l’honneur du premier ministre d’Angleterre du temps.
En 1866, il fut changé à Saint-Louis, nom plus convenable pour les Acadiens du village.
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